Historique de la création à nos jours.

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1- Avant la création en 1930

A Bouvier Sr 1927

 

L’aviation dans le Jura a débuté bien avant la création de notre Aéro-club. Le champ d’aviation des Epenottes est à l’origine un terrain de manœuvre militaire dédié à l’armée de Terre où se déroulent différents entraînements.

Ce terrain, créé à la fin du XIXème siècle, a commencé à recevoir des avions non basés peu avant la première guerre mondiale, et l’aviation non militaire fut admise entre les deux guerres.

Avant 1930, il y avait une société d’aviation qui utilisait aussi le terrain de manœuvre pour divers vols. La Prairie d’Assaut située derrière le Pasquier à Dole était aussi un champ d’aviation utilisé parfois par de petits avions de passage.

Le champ de manœuvre des Epenottes offrait une plateforme d’atterrissage d’environ 600 m, axée sud-ouest nord-est au sommet d’un monticule situé vers l’usine « Fagot » à Dole. La surface était en herbe, et pentue à chaque extrémité de piste. Des moutons étaient laissés en liberté pour permettre à cette plateforme de conserver une herbe rase et constante.

Des constructions liées à l’activité militaire (14ème Régiment de Chasseurs) existaient dont un hangar construit en 1913 qui permettait après la première guerre mondiale de recevoir des avions de passage de l’armée de Terre (l’armée de l’Air n’existait pas encore).

Le ravitaillement des avions de passage ou basés se faisait par des fûts de 200 L et une pompe mobile permettant de quantifier l’essence ainsi embarquée. Cette essence était fournie par les militaires gratuitement aux avions basés ou de passage.

 

 

Champ d'aviation à Arbois copieLes Epenottes n’étaient pas le seul champ d’aviation du Jura. Les pistes d’Arbois et de Courlaoux existaient aussi dès le début du XXème siècle, ainsi que le champ d’aviation militaire de Chissey-sur-Loue.

La société d’aviation qui était implantée avant l’Aéro-club était en fait un regroupement de propriétaires d’aéronefs sans école. Dès les années 30, la promotion de l’aviation générale par les dirigeants de la France poussait donc les mordus à créer des structures sous forme d’associations afin de permettre l’apprentissage du pilotage.

 

2- La création de l’Aéro-Club en 1930

l'aéro-club dans les années 1930-2La volonté d’ouvrir une école de pilotage et de mécaniciens a nécessité la création d’une association issue de la Loi de 1901.

Le 10 Février 1930, le Président fondateur GIRARDIN ainsi que messieurs BOITIER et BOUVIER Senior décident de déposer les Statuts de l’Aéro-Club du Jura en Préfecture. Ces Statuts comportent 27 articles, et le siège social est, comme pour beaucoup d’associations sportives, au Café du Commerce, 8 rue de Besançon à Dole.

Dès lors, l’activité a une base légale et les dirigeants peuvent agir au nom de la structure, acheter des avions, faire des demandes auprès des administrations.

Le but initial de l’Aéro-Club du Jura était de réunir un groupement amical des personnes appartenant ou ayant appartenu à l’Aéronautique civile ou militaire, de préparer les jeunes gens au certificat d’aptitude à l’emploi de mécanicien d’avions, d’organiser des fêtes, meeting, conférences susceptibles de faire connaître l’aviation, de favoriser le développement de la navigation aérienne et de créer des pistes d’atterrissages.

Au début, en 1930, l’Aéro-Club était exclusivement destiné aux personnes de nationalité française. Si cette clause issue de l’article 6 pourrait choquer aujourd’hui, il faut se remettre dans le contexte historique où l’aviation civile était étroitement mêlée avec l’aviation militaire, et, après une guerre mondiale douloureuse, la France, comme d’autres pays, s’était entourée d’un certain nombre de règles draconiennes, d’autant plus que l’espace aérien n’était pas organisé comme aujourd’hui, et les autorités craignaient l’espionnage et les prises de vues aériennes par des officines étrangères.

L’armée, qui occupait le champ de manœuvre, permit à l’association d’héberger ses avions dans le hangar initialement prévu pour les aéronefs militaires.

 

3- La période d’avant guerre (1930 à 1939)

Hanriot 14 le premier type d'avion acquis par l'aéro-club en 1930 copie

 

L’Aéro-Club créé, l’activité s’organisa sous la présidence du Président GIRARDIN au champ de manœuvres des Epenottes.

L’acquisition d’un Hanriot 14, biplan avec un moteur étoile, Le Rhône 9C de 80 CV, permit à l’association d’être indépendante. Un ancien pilote militaire, monsieur LIEGEL, donnait des cours dans un cadre très libre : il n’y avait pas encore de qualification d’instructeur, ni de cursus précis pour l’aéronautique civile : tout se faisait selon l’humeur de l’instructeur qui lâchait parfois les jeunes pilotes sans attendre une expérience assise, ce qui pouvait conduire à des incidents et accidents fréquents.

En dehors du vol moteur, l’Aéro-Club avait récupéré un planeur qui était lancé grâce à un sandow. La photo de monsieur André BOUVIER Senior située en première page montre ces «caisses à savon» qu’étaient les planeurs de cette époque.

Le Hanriot 14 finit dans un champ accidenté dans les années 36. Le nouveau Président BOITIER se pencha sur une acquisition plus moderne, et c’est en 1937 que le Caudron Phalène devint l’avion du club.

André Bouvier et --- devant le Caudron Phalène 1937Cette belle machine, équipée d’un moteur de 130 CV Renault, avait une particularité : le manche était au plafond et les commandes étaient inversées. C’est probablement pour cela que l’Aéro-Club l’avait acheté accidenté (aile et train abîmés) et réparé grâce à l’équipe des mécaniciens du club.

L’armée de l’air fut créée en 1933 afin de structurer l’activité militaire aérienne.  En 1936  fut lancée l’aviation populaire qui avait pour but de rendre le pilotage accessible aux jeunes. La raison politique était que la France, devant la montée du nazisme et du risque d’une nouvelle guerre, n’avait pas assez de pilotes formés.

 

4- Pendant la guerre : 1939 – 1945

En 1936, le Président de l’Aéro-Club, conscient des limites opérationnelles du champ de manœuvre des Epenottes, a discuté avec le Commandant TABOURET, membre du club et militaire influent à Dijon. L’armée de l’Air nouvellement créée ne pouvait plus utiliser le terrain des Epenottes en raison de l’état de la piste et de sa configuration limitative pour les nouveaux avions. De son côté, l’Aéro-Club était restreint dans le choix de ses avions pour les mêmes raisons.

C’est ainsi que le Président GIRARDIN accompagné d’une délégation de l’Aéro-Club, dont le Commandant TABOURET, entreprit de demander à la société SOLVAY tout nouvellement installée à Tavaux de concéder des terrains proches de l’usine pour créer une piste plus longue. Cette demande, formalisée par un courrier officiel du 28 Août 1936 à monsieur HAERENS, 1er directeur de l’usine, n’eût pas un écho immédiat.

Finalement, l’Armée de l’Air imposa par la loi son choix entre Tavaux et Gevry pour y créer un champ d’aviation suffisamment grand pour recevoir tous les avions de guerre. Le temps d’exproprier les agriculteurs de Gevry et Molay, détenteurs des terrains, l’Armée commença les travaux en 1938 et la piste fut terminée en 1939, peu avant la déclaration de guerre. Des unités aériennes prirent position à Dole-Tavaux, mais l’entrée en guerre de la France en Septembre 1939 empêcha l’Aéro-Club de s’y installer. Tous les avions civils étaient interdits de vol, et le Caudron Phalène basé aux Epenottes fut démonté et stocké dans les garages de monsieur André BOUVIER Senior.

Le terrain des Epenottes ne fut donc pas ou peu utilisé par l’armée durant la guerre et dès Juin 1940, à l’issue de la débâcle des armées françaises, les Allemands prirent possession du terrain de Dole-Tavaux et construisirent une piste en béton de 1.600 m de long ainsi que les taxiways existants encore aujourd’hui. Auparavant, les français avaient détruits par le feu les avions restants au sol en raison d’un manque… d’essence.

Durant la guerre, la piste bétonnée de Dole-Tavaux devint un terrain important. Le champ d’aviation de Chissey fut, quant à lui, démantelé par les Allemands et un centre de contrôle aérien régional Allemand fut installé à Foucherans. Il fallut attendre l’arrivée des troupes américaines en Septembre 1944 pour que le terrain soit libéré. Ces dernières réparèrent la piste endommagée par les bombardements pour la rendre utilisable et firent les travaux nécessaires pour augmenter sa longueur à 2.000 m.Aéroport après le réaménagement des Américains

En 1945, à la capitulation de l’Allemagne, l’espace aérien allait à nouveau être ouvert aux avions et pilotes civils.

 

5- La reprise en 1945

L’Aéro-Club fut autorisé à voler à nouveau après la guerre. Dès 1945, Messieurs SYBILLE, DESGRANGE et BOUVIER décidèrent de réactiver l’association endormie durant le conflit. Le Caudron Phalène, mal adapté à l’école, fut vendu à Arbois à Monsieur BAUMET. L’Aéro-Club obtint un Stamp et des planeurs saisis aux Allemands par le Service de l’Aviation Civile comme dommages de guerre. Attiré par la piste de Tavaux qu’il avait lui-même initiée avec l’Armée de l’Air, l’Aéro-Club, par le Président DESGARNGE, reçu l’autorisation d’utiliser les installations pour l’essor de l’aviation civile.

Le Stamp de l'Aéro-CLub du Jura, prêt au remorque

 

A Tavaux, il n’y avait à l’époque ni tour de contrôle, ni aérogare, ni grands hangars. Les avions décollaient des Epenottes pour aller voler la journée depuis Tavaux et revenait le soir pour retrouver le hangar existant sur l’ancien terrain de manœuvre. Les planeurs étaient utilisés directement à Tavaux puis stockés dans un garage situé au bord du terrain, vers la route nationale.

Le Stamp servait de remorqueur et d’avion d’école. En plus, André BOUVIER Senior acheta un Potez 43 qu’il laissa basé aux Epenottes.

Il était nécessaire de réunir l’ensemble des aéronefs à Tavaux. L’Armée donna alors un grand hangar construit par les Allemands à Foucherans au centre de contrôle aérien. Démonté puis remonté à Tavaux, près du village, l’Aéro-Club put enfin, en 1947, conserver tous ses appareils sur le terrain. La piste des Epenottes fut utilisée jusqu’en 1949 par des avions civils. L’Armée n’utilisant plus le champ de manœuvre, le terrain fut abandonné. Trente ans après l’atterrissage du dernier avion, une grande usine s’installa sur le terrain, supprimant toute trace de l’existence des installations, à l’exception des écuries et du hangar de 1913 toujours utilisés.

Si l’Aéro-Club avait un hangar tout neuf en 1947, il n’y avait ni bureaux, ni club house. Cependant, l’activité se confirma à Tavaux sous la direction du Président DESGRANGE et du 1er Chef-Pilote, Monsieur DEVILLERS, pilote militaire de B26, originaire d’Arc et Senans.

Le Potez 43 de M André Bouvier Sr

 

Ci dessous quelques photos d’époque, retrouvées par le fils de Pierre Lambert, membre de l’aéroclub de 1946 à 1949.

 

Un groupe de pilotes devant le Stamp à Tavaux. Pierre Lambert est au milieu accroupi.

 

Groupe de pilotes devant un planeur. A droite de la photo le moteur Citroën qui actionnait le treuil pour les planeurs.

 


Le Stamp devant le nouveau hangar offert par l’armée. Le bâtiment à droite (« maison Solvay ») existe toujours mais est actuellement partiellement caché par la route de contournement de Tavaux.

 

vue du 2° terrain des années d’après guerre : le terrain des Epenottes à Dole situé à l’époque derrière l’actuel garage Renault. Sur la photo on reconnaît un planeur « Grünau Baby », le Potez 43 de André Bouvier Sr ainsi que le Stamp du Club.

 

6- « Les bâtisseurs » (1945-1960)

Le hangar Nord, avec en arrière plan, le futur emplacement du club house

 

 

La cohabitation entre l’Armée de l’Air et l’Aéro-Club se passait très bien. Une fois le hangar « nord » monté, il fallait trouver un moyen de créer un lieu de convivialité. L’équipe dirigeante put récupérer un préfabriqué en 1948 à Saint Cyr l’Ecole, en région parisienne, qui fut entreposé dans le hangar du club durant 2 années.

En 1950, la piste appartenant aux Forces Armées fut remise aux normes OTAN. La société Nancéienne qui faisait les travaux cherchait des bureaux pour pouvoir suivre les modifications de l’ouvrage sur place. Monsieur André BOUVIER Senior, devenu Président, proposa d’utiliser le préfabriqué comme bureau avec l’accord de récupérer l’ensemble à la fin des travaux. Une base en béton fut faite et le club house prit forme dans son état initial, avec des fenêtres assez petites et une surface importante. En 1952, lorsque la société quitta Tavaux, l’Aéro-Club récupéra son bien et l’aménagea en salles de cours et salle de vie.

Lors de l’Assemblée Générale fin 1950, Pierre Jolliet prit la Présidence du club. Il fut aussi Président de l’Union Régionale. Pierre Jolliet est le fondateur de la société « Jolliet Électronique Radio Master ». A sa retraite la société fut reprise par son fils Jean-Pierre qui développa la partie mécanique, ce qui permit au Club de bénéficier de cette structure pour l’entretien de ses avions.

Une vie extra-aérienne prit forme avec des repas et des arrosages de brevets après les vols. Le club avait son endroit pour assurer sa vie sociale et recevoir le public en général.

 

 

Un Super Constellation d'Air France en escale au club (sur le taxiway)

 

 

L’emplacement de l’Aéro-Club fut prisé des pilotes ! En effet, les grandes sociétés du bassin Dolois recevaient des personnalités et du matériel par avion. Des aéronefs civils de plus grandes envergures firent escale à Dole et s’arrêtèrent devant le club-house, dans le virage du taxiway. Une échelle de coupée permettait aux passagers de descendre et d’être récupérés par leurs hôtes devant nos hangars. A cette époque, ni barrières, ni douane, ni formalités. Tout était simple et convivial. La fréquence des communications était… 123,50 MHz.

En 1960, après DEVILLERS, Paul BASSET, Pierre MARRIER et monsieur ROCHON, monsieur DAMICO devint le 5ème Chef-Pilote de l’Aéro-Club. Il fut décidé, sous la Présidence de Pierre DE LA MARTINIÈRE, de créer un logement de fonction pour le Chef-Pilote et d’installer un bar en bois dans la salle de vie. Malheureusement, la mort en vol de M. DAMICO en 1963 imposa la présence d’un couple qui allait à la fois assurer le gardiennage des installations et la réception des membres et clients du nouveau bar du club.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7- L’expansion (1960-1971)

Le club house s’étant étoffé d’un bar, il fallut régulariser son existence. En 1969, André BOUVIER Senior dénicha un petit café à Chevigny tenu par un vieux monsieur qui n’ouvrait qu’une fois l’an pour conserver sa licence IV. Après d’âpres négociations, l’Aéro-Club put obtenir cette licence toujours affichée en haut du bar de notre club house.

Laché d'un jeune pilote « ASA » en 1964

 

La piste en herbe créée en 1949 par les membres de l’Aéro-Club avec l’autorisation de l’Armée de l’air permettait une activité planeur plus proche des installations.

Des avions suisses venaient nous rendre visite de Lausanne ou d’ailleurs. L’Armée proposa à l’Aéro-Club d’assurer l’activité des camps ASA (Action Sociale des Armées) qui regroupait les enfants de militaires pour des stages de vol à voile. Des infrastructures furent créer pour recevoir ces adolescents, et la manne financière de l’Armée inonda l’Aéro-Club. De plus, les grandes sociétés comme SOLVAY ou JACOB DELAFON finançaient parfois à 100 % les formations de pilote de leurs collaborateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Jacques DUHAMEL, Ministre de l’Agriculture, présent pour une remise de prix avec Pierre DE LA MARTINIÈRE

Ces facilités permirent au club d’avoir un développement fulgurant. Un second hangar vit le jour en 1960 offert par la Fédération de Vol à Voile pour entreposer tous les planeurs (hangar « sud »). Le club house fut aménagé avec plus d’efficacité ; le bar fut remplacé par le zinc actuel et la vie prit forme quasi continuellement autour de ces installations.

Parallèlement, le développement de l’aviation civile et le départ de l’Armée permirent l’installation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Jura qui équipa la piste de moyens de radionavigation, d’une aérogare et d’une tour de contrôle. Dole-Tavaux devenait un aéroport en 1971.

Regroupement de jeunes pilotes dont André BOUVIER Junior

 

8- Les années fastes (1971-1985)

Presse1

 

 

 

 

L’arrivée de Paul PRUDENT comme 7ème Chef-Pilote après Henri ROBBE changea la donne. Le vol à voile, la voltige, le vol moteur et l’aéromodélisme proposés aux mordus d’aviation imposèrent le club comme incontournable dans le ciel Franc-Comtois.

On venait parfois de loin pour voler à Dole et les possibilités de l’aéroport, sa proximité avec le relief jurassien, ses multiples champs « vachables » permettait de lâcher des jeunes pilotes sans trop d’appréhension.Presse2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paul développa l’activité voltige tout en continuant de négocier des aides à la formation pour les jeunes pilotes. Le club vécut ses plus belles années et le 50ème anniversaire de l’Aéro-Club vit notre association de-venir l’un des premiers clubs au plan national.

De son côté, l’activité commerciale gérée par la C.C.I. du Jura permit aux charters d’emmener les Dolois vers des destinations ensoleillées. L’aéroport de Dole était devenu un point important de la région Franche-Comté.

Paul PRUDENT forma la plupart des champions du monde français de voltige aérienne et la réputation de notre association dépassa les frontières tout en restant proche des habitants du bassin Dolois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9- La fin des trente glorieuses (1985-2001)

L’évolution des budgets, la rationalisation des subventions, et les normes devenant restrictives, l’expansion de l’activité trouva une fin vers les années 1985. Le vol à voile disparut de Dole en raison d’une activité déclinante, et d’un frein à l’évolution de l’activité de vol aux instruments nécessaire à la rentabilité des infrastructures. En 1987, le vol à voile réapparut dans le Jura, à Arbois, avec la création du CVVJ

La voltige continua de faire la réputation de Tavaux, avec Christine GENIN, formée à Dole et devenue plusieurs fois Championne du Monde. Plus tard, d’autres personnalités passèrent par Tavaux, comme Xavier DE LAPPARENT, Champion du Monde également plusieurs années.

Les nuisances sonores devenant un sujet sensible, la voltige devint limitée puis dû disparaître afin d’éviter de trop grands conflits avec les associations de voisinage.

Concorde à Tavaux 01

La mode des meetings battait son plein à Tavaux. La Patrouille de France, les Mirages 2000, la Patrouille Verte sont venus sur notre aéroport avec le concours de l’Aéro-Club du Jura devenu en 1988 Aéro-Club de Franche-Comté. Début des années 2000, plus de 20.000 personnes assistèrent au décollage du Concorde à Dole. Un tel engouement qui provoqua le blocage des routes nationales de Tavaux et de Gevry durant plusieurs heures.

Malgré une notoriété importante, l’activité de l’Aéro-Club diminua de manière importante durant cette période. Diminution d’activité qui fut également remarquée dans la France entière.

En 1999, la France adhéra aux normes JAR européennes en matière de formation et de licences d’équipage. L’espace aérien devint de plus en plus complexe, excluant petit à petit l’aviation légère d’un pan important du territoire national. Les réalités économiques prenaient le dessus par rapport à la liberté historique de l’aviation dite « légère ».

 

 

 

 

 

 

10- Le renouveau (après 2001)

Presse4

 

 

 

 

 

 

Après une longue présidence de Joël VAN DER ELST, plusieurs dirigeants se succédèrent à la tête de l’Aéro-Club. Paul PRUDENT prit sa retraite et Patrice QUINCHE, instructeur depuis 1976, devint le 8ème Chef-Pilote en 1997. Il est toujours en fonction aujourd’hui.

Endetté à la fin des années 1990, le club faillit ne plus exister peu avant 2000. Robert VINCENT, André BOUVIER et Thierry GROS, Présidents successifs, contribuèrent, grâce à une bonne gestion, à rembourser les dettes à hauteur de 125.000 € et à acheter deux avions supplémentaires. Le travail des bénévoles, notamment des instructeurs, permit de relever les finances assez rapidement.

Aujourd’hui, l’Aéro-Club de Franche-Comté est devenu le 1er Aéro-Club de la région, il compte une centaine de membres dont 30 élèves, et une vingtaine de jeunes pilotes d’à peine 15 ans. Quatre avions, aucune dette, un club house rénové et 1.000 heures de vols par an. Yvan ZADOINOFF est l’actuel Président depuis l’Assemblée Générale de 2014.

Un partenariat efficace et amical avec la nouvelle entité C.C.I. / Kéolis permet d’utiliser les infrastructures de l’aéroport de manière gracieuse, assurant ainsi à nos jeunes de bénéficier des prix les plus bas de la région.

Le Conseil Général du Jura, devenu propriétaire de l’aéroport Dole-Jura, va signer avec nous et le gestionnaire un partenariat permettant de pérenniser notre activité ici même pour de nombreuses années.

L’Aéro-Club, c’est enfin une centaine de jeunes pilotes devenus professionnels en 40 ans, dont certains ont des carrières prestigieuses (Champions du monde de voltige, pilotes de lignes, pilotes militaires, pilotes de Mirages, de Rafales, …)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Aéro-Club actuellement :

 

Propriétaire de 4 Avions (« aviation légère »)

Dans les hangars plusieurs avions et ULM appartenant à des membres du club

Une centaine de membres, actifs

Un chef pilote et 4 Instructeurs

Tous les membres dirigeants et cadres sont bénévoles

Environ 1000 heures de vols à l’année

Maintenance assurée par JGAviation à Gray